Focus : Smallville Records
Smallville Records, petite cité perchée là-haut dans les nuages…
Quand j’évoque Smallville, c’est le cœur qui parle, tant ce label incarne à mes yeux ce qui se fait de mieux en matière de “deep music” de qualité.
Quand on regarde ce label dans son ensemble, on voit sa deep house cristalline, émotionnellement chargée, sorte de bande originale de moments parfaits, sublimée par des visuels (réalisés par Stefan Marx) simples, beaux, enfantins ; parfait mélange de justesse, de bon goût et d’honnêteté, distillant, au bon rythme, des productions qui, sans trop en faire, se sont hissées parmi les références européennes en la matière.
À la base, des amis, Julius Steinhoff, Peter Kertsen (Lawrence) et Stella Plazonja, un shop créé en 2005, une ville, Hambourg, deuxième ville d’Allemagne mais véritable “village où tout le monde se connait” (CQFD), comme nous le confiera Jacques Bon.

Crédit : Smallville
Le label se crée fin 2006 et réussit à se constituer en 5 ans un catalogue qui regroupe quelques-uns des meilleurs esthètes du genre : Christopher Rau, Move D, STL, Julius Steinhoff et Lawrence of course, Dionne, Benjamin Brunn, Lowtec etc.
Smallville Rec. ouvre une antenne parisienne en 2007, sous l’impulsion de Hendrik Weber (Pantha du Prince) et Jacques Bon. Situé rue Sainte Marthe, dans le 10ème, au sous-sol de Ground Zéro, c’est l’un des derniers dealers de bons 12” sur la capitale. La relation entre Paris et le label va plus loin puisque dès l’ouverture du shop, des soirées “Smallville” seront organisées au Nouveau Casino et au Rex. On y a vu défiler entre autres Rick Wade, Omar S, Patrice Scott, Lawrence, Efdemin, Laps, etc. La dernière en date (Rex Club) présentait deux labels eux aussi bien présents dans mon iPod, Kann et Mikrodisko, avec des sets de Manamana, Jacques&Tite et un live monstrueux de Kassem Mosse.
En regardant ce catalogue quasi parfait, on se dit que le label n’a pas le succès mérité, puis on change d’avis, priant pour qu’un tel joyau ne soit pas un jour “jaarisé” par cette masse de mammifères cavicornes ruminants (bèèè).
Smallville a bien le succès qu’il mérite, un succès modeste mais vrai, un succès à taille humaine, une histoire de famille en somme.
Mes 3 Must-have
- SMALLVILLE CD 01, 02 et 03 : Les références du catalogue, la palme revenant à Chistopher Rau et son LP Asper Clouds
- SMALLVILLE 22 – LAWRENCE – Sorry Sun : Le son Smallville par excellence
- SMALLVILLE 24 – V.A. – Twentyfour Ways : Mon dernier coup de coeur
par Marc R.









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